Patrimoine industriel
Le patrimoine industriel comprend l'ensemble des témoignages matériels (paysages, sites de production tels usines, ateliers, moulins, documents, machines, outils, etc.) et immatériels (savoirs, savoir-faire, traditions…) des processus de production industrielle.
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Ardoisières de Warmifontaine
Les ardoisières de Warmifontaine
Les ardoisières de Warmifontaine ont une histoire riche et complexe qui débute au milieu du XIXe siècle. En 1845, Louis Marenne, bourgmestre de Bras, a entrepris le sondage d’un puits qui a permis de découvrir une veine d’ardoise d’une épaisseur impressionnante de 8 mètres.
Au fil des années, l’exploitation des ardoisières s’est intensifiée, notamment avec le creusement du puits Sainte-Barbe en 1869, qui a atteint une profondeur de 180 mètres. Les ardoisières étaient alors un pilier économique pour la région, employant jusqu’à 300 ouvriers et produisant 12 millions d’ardoises par an.
Cependant, en mars 1912, un affaissement du sol a causé la destruction de cinq maisons du village, un événement tragique qui a marqué la communauté mais dont elle a pu se sauver à temps grâce à une alerte précoce. Après la Seconde Guerre mondiale, la demande en ardoises a explosé, et en 1963, le roi Baudouin a visité les ardoisières, soulignant leur importance.
Malheureusement, avec la mondialisation et la concurrence étrangère, les ardoisières ont connu un déclin. En 1975, les ardoisières de Warmifontaine ont fusionné avec celles de Martelange et Herbeumont sous la société Inarbel, mais cette dernière a fait faillite en 1983 et définitivement en 1988. Par la suite, le site a été racheté pour exploiter le schiste à d’autres fins, comme les pierres de parement et les dalles, jusqu’à ce que l’exploitation des galeries cesse en 2003.
Aujourd’hui, le site des anciennes ardoisières de Warmifontaine fait partie du patrimoine industriel de la région, et sa mémoire est préservée à travers des témoignages et des études historiques.
Si vous souhaitez plus d’informations sur les ardoisières de Warmifontaine, n’hésitez pas à vous rendre à la Maison du Tourisme pour vous procurer gratuitement le livret explicatif reprenant une promenade de 1,5 km à travers l’histoire du village.
Moulin banal
Le moulin banal
Le moulin banal date de la même époque que le nouveau château (XIIe siècle). Il apparaît dans le premier texte où est mentionné le nom de Neufchâteau, daté de 1199 (in molendino meo quod est ante Novum Castellum…).
Il sera reconstruit vers 1670.
Début 19e, il disparaitra victime de la concurrence d'un nouveau moulin établi à quelques dizaines de mètres, à l'autre extrémité de la digue.
Moulin Klepper
Le Moulin Klepper
D’abord moulin à tabac et à écorces, ce dernier va rapidement moudre du grain puis deviendra huilerie et scierie.
Pendant la guerre 1914-1918, une turbine produira de l’électricité pour la ville.
Le Moulin Klepper s'est arrêté de tourner en 1957, mais maintiendra une activité de scierie jusque dans les années 1970.
Actuellement, les bâtiments sont propriétés communales et abritent d'une part le centre culturel et d'autre part, des salles mises en location.
Moulin de la Piérie, le Moulin Jacob et la tannerie Gérard-Gofflot
Moulin de la Piérie, le Moulin Jacob et la tannerie Gérard-Gofflot
Devenu aujourd’hui un gîte rural, le Moulin de la Piérie est situé dans la vallée du ruisseau de Neufchâteau affluent de la Vierre.
Cette vallée concentre les « usines » (moulins, tanneries et ardoisières) principales activités économiques chestrolaises des XVIIIe et XIXe siècles.
Celles-ci comprenaient le moulin Jacob, la Piérie, la tannerie Gérard, la brasserie Jacob devenue laiterie Deblon, le site du Moulin Klepper avec le moulin banal, un des coins les plus anciens de la localité.
Le moulin érigé au lieu-dit La Piérie date probablement du début du XIXe siècle. Le bâtiment ayant subi plusieurs incendies dans les années 1960, il a été complètement transformé en gîte depuis 2022. La roue du moulin a été conservée pour se souvenir de l’utilisation primitive du lieu.
Le premier moulin banal de Neufchâteau fut installé aux abords de l’ancien château, au lieu-dit Aux Roches (actuellement lieu-dit moulin Jacob).
Après divers propriétaires qui le transformeront en moulin à tan puis en moulin à farine, il est acheté en 1810 par François Jacob, brasseur, qui lui donne son nom.
En 1883, Camille Yungers, marchand de bois, est autorisé à transformer en scierie le moulin à farine qu’il vient d’acquérir.
Transformé après la Seconde Guerre mondiale en carrosserie pour voitures, en menuiserie puis en pisciculture, l’ancien moulin est actuellement une propriété privée sans plus aucune destination industrielle.
La tannerie Gérard-Gofflot, la plus importante de Neufchâteau, vend dans tout le pays ses produits de qualité récompensés par une médaille de 1ère classe à l’exposition industrielle de Paris. La production va décliner à partir de 1877 et l’importation de cuirs américains tannés par des procédés chimiques plus efficaces et plus rapides.
Le complexe de la tannerie Gérard est relativement bien conservé : l’ancienne tannerie, le moulin à tan (qui a été transformé en ferme puis, après avoir subi de malheureuses transformations, vient d’être acheté pour y faire une maison), le séchoir situé rue de la Barquette et l’habitation de la famille Gérard (rue Fr. Roosevelt) transformée en de nombreux appartements.